Voyageur d'affaires pressé regardant sa montre près d'une station-service illuminée la nuit avec un ticket de caisse à la main
Publié le 15 mars 2024

L’option carburant d’une voiture de location n’est pas un service, mais un système de profit optimisé qui parie sur votre urgence et votre manque d’information.

  • La politique « plein-plein » est souvent la plus économique, mais elle est truffée de pièges comme la surfacturation en cas d’oubli ou le coût exorbitant des stations proches de l’aéroport.
  • Documenter le plein (photo du ticket, de la jauge) n’est pas une option, mais une assurance indispensable pour contester les frais de service abusifs.

Recommandation : Traitez chaque retour de location comme une transaction à documenter. Choisissez toujours une station-service à quelques kilomètres de l’agence, pas la plus proche, et conservez toutes les preuves.

Le voyant de la jauge à carburant s’allume, l’heure du vol approche, et le stress monte d’un cran. C’est une situation que tout locataire de voiture a connue : la course pour trouver une station-service avant de restituer le véhicule. La plupart des voyageurs pensent que la seule règle est de rendre la voiture avec le plein, conformément à la politique « plein-plein ». Ils choisissent donc par réflexe la station la plus proche de l’aéroport, souvent la plus chère, pensant bien faire.

Cette approche, bien qu’intuitive, est précisément ce sur quoi comptent les agences de location. Les options de carburant, qu’il s’agisse du plein prépayé, du retour à vide ou des frais de service pour remise à niveau, ne sont pas de simples commodités. Elles constituent un centre de profit à part entière, exploitant la charge mentale du voyageur pressé et son aversion au risque. Le débat n’est pas seulement de savoir s’il faut faire le plein, mais de comprendre l’arbitrage économique derrière chaque option.

Mais si la véritable clé n’était pas de simplement respecter la règle, mais de déjouer le système ? Cet article va au-delà du conseil de base « faites le plein ». Nous allons décortiquer la mécanique financière de chaque politique carburant. Vous découvrirez pourquoi la station de l’aéroport est un piège économique, comment une simple photo peut vous faire économiser des centaines d’euros, et à quel point votre style de conduite influe sur la facture finale.

En maîtrisant ces stratégies, vous ne subirez plus les frais de service comme une fatalité. Vous apprendrez à les anticiper, à les contester et, surtout, à les éviter systématiquement. Il est temps de transformer cette source de dépense imprévue en une économie planifiée.

Cet article vous guidera à travers les différentes stratégies et pièges liés à la gestion du carburant lors d’une location de véhicule. Le sommaire ci-dessous vous permettra de naviguer facilement entre les points essentiels pour devenir un locataire averti.

Prépayer le plein : confort réel ou marge déguisée pour le loueur ?

L’option du plein prépayé (« Fuel Purchase Option ») est présentée comme la solution de confort ultime : prenez la voiture avec le plein et rendez-la sur la réserve, sans vous soucier de trouver une station. Si l’idée est séduisante, elle représente souvent un arbitrage économique défavorable pour le locataire. Le principe est simple : vous achetez un plein complet au loueur, au tarif qu’il fixe. Le carburant non utilisé ne vous sera jamais remboursé. Vous payez donc pour le confort d’éviter la station-service, mais aussi pour chaque litre que vous n’avez pas consommé.

La rentabilité de cette option dépend entièrement du modèle économique du loueur. Certains, comme Sixt, peuvent proposer cette option au tarif local en vigueur, sans frais de service, transformant l’offre en un avantage concurrentiel. À l’inverse, d’autres acteurs comme Hertz appliquent des frais de service significatifs, pouvant atteindre plusieurs dizaines d’euros, en plus du coût du carburant lui-même. La différence n’est pas négligeable et transforme ce « service » en une marge additionnelle bien déguisée.

Étude de cas : Le grand écart des frais de service

L’analyse des politiques de carburant montre des stratégies radicalement opposées. Sixt se distingue en proposant le carburant prépayé au tarif en vigueur, sans y ajouter de frais de service, allant même jusqu’à offrir 5 litres. Cette approche positionne l’option comme un véritable service client. En revanche, Hertz applique une politique différente : des frais de service, variant de 40 € à 100 € (hors taxe) selon la catégorie du véhicule, sont imposés en plus du prix du carburant, ce qui change radicalement le calcul de rentabilité pour le client.

Alors, quand cette option est-elle pertinente ? Principalement dans deux cas : si vous êtes certain d’utiliser l’intégralité du réservoir, ou si votre vol de retour est très tôt le matin. Dans ce dernier scénario, le surcoût peut être vu comme une « assurance anti-stress », vous évitant une course contre la montre. Pour tous les autres cas, il est presque toujours plus rentable de faire le plein soi-même.

Pourquoi la station de l’aéroport est-elle 15% plus chère que celle à 5 km ?

Le réflexe de nombreux voyageurs est de faire le plein à la dernière minute, dans la station-service la plus proche de l’agence de restitution, qui se trouve souvent dans le périmètre de l’aéroport. C’est une erreur coûteuse. Ces stations sont un exemple parfait de tarification d’opportunité : elles capitalisent sur votre urgence et l’absence d’alternative immédiate pour appliquer une prime de localisation significative.

Vue aérienne montrant deux stations-service à proximité avec des prix différents affichés de manière abstraite

Ce surcoût n’est pas une simple impression. Les stations situées sur les autoroutes ou dans les zones aéroportuaires paient des redevances d’exploitation plus élevées et doivent assurer un service continu 24h/24. Ces coûts structurels sont directement répercutés sur le prix à la pompe. Une analyse des prix confirme que les stations automatiques et celles des grandes surfaces sont souvent les moins chères, tandis que les stations d’autoroute peuvent être jusqu’à 20% plus chères. Cet écart se traduit par une économie tangible de plusieurs euros sur un plein complet.

Pour illustrer ce phénomène, une analyse comparative des prix des carburants en France met en lumière les écarts de coûts que le consommateur subit en fonction du lieu d’achat.

Écart de prix du carburant : stations d’autoroute/aéroport vs. stations classiques
Type de station Écart moyen gazole Écart moyen SP95 Facteurs de surcoût
Station autoroute/aéroport +10 c€/litre +7,3 c€/litre Redevances (0,6 à 2,5 c€/L), ouverture 24h/24
Station à 5-10km Prix de référence Prix de référence Concurrence locale plus forte
Économie potentielle (plein 50L) 5,00€ 3,65€ Jusqu’à 20% d’économie

La stratégie est donc simple : anticipez. Utilisez une application de navigation (comme Waze ou Google Maps) pour repérer une station-service située à 5 ou 10 kilomètres de l’aéroport, dans une zone commerciale ou résidentielle. Quelques minutes de détour peuvent se traduire par une économie directe de 5 à 10 euros sur un plein de 50 litres, annulant ainsi l’effet de la « taxe sur l’urgence » appliquée par les stations aéroportuaires.

Quand l’option « rendre vide » devient-elle rentable sur un court séjour ?

L’option « rendre vide » ou « plein-vide », souvent associée aux loueurs low-cost, est généralement la moins avantageuse. Le principe consiste à payer un plein complet au départ (souvent à un tarif majoré et avec des frais de service) et à rendre le véhicule avec le réservoir aussi vide que possible. Pour la majorité des locations, c’est un très mauvais calcul, car il est quasi impossible de consommer l’exacte quantité de carburant achetée. Chaque litre restant dans le réservoir est un pur profit pour le loueur.

Cependant, il existe un scénario de niche où cette option devient économiquement justifiable : la location en aller simple sur une très courte distance. Des entreprises comme Rent and Drop ont popularisé ce modèle, qui peut permettre de réaliser des économies substantielles sur les péages et le carburant en évitant un trajet retour à vide. Imaginons un trajet de 30 kilomètres entre un centre-ville et un aéroport. La consommation de carburant sera minimale (2 à 3 litres tout au plus).

Dans ce contexte précis, l’option « rendre vide » peut être pertinente. Le coût de la recherche d’une station-service, du temps passé à faire le plein et du stress engendré pour quelques litres peut dépasser le surcoût de l’option. C’est un calcul de coût d’opportunité : le confort et la tranquillité d’esprit ont une valeur. Si le coût total de l’option « plein-vide » est inférieur à la somme du carburant que vous auriez mis + la valeur de votre temps et de votre tranquillité, alors elle devient rentable. Pour les séjours classiques de plusieurs jours, cette logique ne s’applique que très rarement.

En dehors de ce cas très spécifique, la règle d’or reste d’éviter cette option. Elle est conçue pour être profitable au loueur dans 99% des cas, en pariant sur le fait que vous rendrez la voiture avec une quantité non négligeable de carburant déjà payé.

L’erreur de ne pas garder le ticket de caisse comme preuve de l’heure du remplissage

Ne pas faire le plein avant de rendre une voiture soumise à la politique « plein-plein » est une erreur de débutant qui coûte cher. Le loueur vous facturera non seulement le carburant manquant à un prix au litre prohibitif, mais y ajoutera également des frais de service fixes pour la « remise à niveau ». Cependant, l’erreur la plus sournoise est de faire le plein… sans en garder la preuve irréfutable. En cas de litige, sans preuve, votre parole ne pèse rien face au système du loueur.

Main tenant un smartphone photographiant un ticket de caisse sur tableau de bord avec jauge visible

L’agent à la restitution peut affirmer, à tort ou à raison, que la jauge n’est pas tout à fait au maximum. Sans un ticket de caisse horodaté et géolocalisé, prouvant que vous avez fait le plein juste avant de rendre le véhicule, vous serez en position de faiblesse pour contester. La facturation qui s’ensuit peut être astronomique ; à titre d’exemple, Hertz peut appliquer un montant forfaitaire pour un plein de carburant, qui, avec les frais, peut rapidement grimper. Une estimation peut atteindre un montant forfaitaire conséquent estimé par le loueur.

La seule parade est de construire un dossier de preuve documentée. Ne vous contentez pas du ticket de caisse. Adoptez un protocole systématique à chaque retour de location pour vous protéger contre toute contestation. C’est votre meilleure assurance contre les frais abusifs.

Votre plan d’action : le protocole de documentation du plein

  1. Preuve visuelle 1 : Prenez une photo nette du ticket de caisse posé sur le tableau de bord, avec le kilométrage total du véhicule clairement visible à côté.
  2. Preuve visuelle 2 : Prenez une seconde photo en gros plan de la jauge de carburant, montrant sans ambiguïté que l’aiguille est au niveau maximum.
  3. Contexte géographique : Prenez une troisième photo, plus large, montrant votre véhicule sur le parking de l’agence de restitution, idéalement avec un élément reconnaissable de l’environnement (panneau de l’agence, etc.).
  4. Heure et date : Assurez-vous que vos photos sont horodatées. La plupart des smartphones le font automatiquement dans les métadonnées de l’image.
  5. Conservation des preuves : Gardez le ticket de caisse physique ainsi que les photos numériques pendant au moins trois mois après la fin de la location.

Essence ou Diesel : impact de la politique carburant sur la caution bloquée

La caution, ou dépôt de garantie, bloquée sur votre carte de crédit au début de la location, n’est pas un montant arbitraire. Elle est calculée pour couvrir les risques du loueur, et la politique de carburant y joue un rôle non négligeable. Comprendre sa composition permet de mieux anticiper le montant qui sera immobilisé sur votre compte. De manière générale, le montant bloqué sur votre carte de crédit correspond au montant de la franchise, plus la valeur d’un plein de carburant et la TVA. Cette « réserve carburant » est une garantie pour le loueur au cas où vous ne respecteriez pas la politique de retour « plein-plein ».

Le type de motorisation (essence, diesel ou électrique) et la catégorie du véhicule influencent directement ce montant. Un véhicule avec un grand réservoir ou un carburant plus cher (comme certaines essences premium) peut entraîner une estimation plus élevée du coût du plein, et donc une caution plus importante. Les véhicules électriques ont une logique différente, où les frais potentiels sont liés à la recharge plutôt qu’au carburant liquide.

L’analyse des conditions de location de grands groupes comme Hertz montre clairement cette structure. La caution est décomposée et varie significativement, avec une part dédiée au carburant qui reste un poste de coût fixe élevé, quel que soit le véhicule thermique.

Comparaison des cautions selon le type de véhicule (Hertz 2024)
Catégorie véhicule Caution location prépayée Estimation plein carburant Total bloqué
Catégories A-D (citadines) 300€ 250€ 550€
Autres catégories 500€ 250€ 750€
Véhicule électrique Variable 80€ (frais recharge) Réduit

Cette information est capitale pour la gestion de votre budget. Un plafond de carte de crédit insuffisant pour couvrir la caution (incluant cette estimation de plein) est l’une des principales raisons de refus de location au comptoir, même si vous avez prépayé votre réservation. Avant de partir, vérifiez toujours le plafond de votre carte et assurez-vous qu’il peut supporter à la fois la caution et vos autres dépenses de voyage.

Pourquoi faire le plein à 10 km de l’agence peut vous coûter 30 € de pénalité ?

Vous avez suivi les conseils : vous avez évité la station de l’aéroport et trouvé une pompe aux tarifs compétitifs à 10 kilomètres de l’agence. Vous faites le plein jusqu’au « clic », et repartez serein. Pourtant, à la restitution, l’agent vous annonce que la jauge n’est pas tout à fait au maximum et vous facture des frais. Que s’est-il passé ? Vous êtes victime de la sensibilité de la jauge et du fonctionnement du flotteur dans le réservoir.

Sur de nombreux modèles de voitures, l’aiguille de la jauge ne bouge pas pendant les 20 ou 30 premiers kilomètres après un plein complet. Cependant, sur une distance de 10 km en circulation urbaine, avec des arrêts et des démarrages, il est tout à fait possible de consommer juste assez de carburant pour que le flotteur descende d’un millimètre. Ce mouvement, parfois à peine perceptible, suffit à un agent zélé pour justifier une remise à niveau. La distance optimale pour faire le plein dépend de la taille du réservoir :

  • Citadines (30-40L) : Faites le plein à 5 km maximum de l’agence.
  • Berlines moyennes (50-60L) : La distance peut s’étendre à 8 km.
  • Grands véhicules et SUV (60-80L) : Une marge de 10 km est généralement sans risque.
  • Hybrides : Leurs petites jauges sont très sensibles, ne dépassez pas 3 km.

Pour contrer ce phénomène, les professionnels et les locataires aguerris utilisent une technique simple mais efficace : le « sur-remplissage » contrôlé. Après le premier déclenchement automatique du pistolet, attendez une dizaine de secondes que l’air s’échappe, puis ajoutez très lentement un ou deux litres supplémentaires jusqu’au prochain déclic. Ces quelques litres remplissent le col du réservoir (la goulotte), créant un « tampon » qui garantit que l’aiguille restera collée au maximum, même après 10 ou 15 kilomètres de route. C’est une astuce simple pour s’assurer une tranquillité d’esprit totale.

Comment modifier votre style de conduite pour gagner 100 km par plein sans rouler moins vite ?

Au-delà des stratégies pour éviter les frais de service, la manière la plus directe d’économiser sur le carburant est d’en consommer moins. L’éco-conduite n’est pas un concept abstrait ; c’est un ensemble de réflexes qui peuvent drastiquement réduire votre consommation sans pour autant sacrifier votre vitesse de croisière. Adopter une conduite souple, anticiper le trafic pour éviter les freinages brusques et les accélérations inutiles peut générer une réduction de consommation de 10 à 40%. Sur un plein de 50 litres avec une consommation moyenne de 7L/100km (soit environ 700 km d’autonomie), une économie de 15% représente plus de 100 km gagnés.

Les principes clés sont simples :

  • Anticipation : Regardez loin devant pour anticiper les feux rouges, les ronds-points et les ralentissements. Un freinage anticipé en utilisant le frein moteur consomme zéro carburant.
  • Souplesse : Accélérez progressivement et maintenez une vitesse stable. Utilisez le régulateur de vitesse sur autoroute.
  • Rapports de vitesse : Passez au rapport supérieur dès que possible, sans faire forcer le moteur. Un régime moteur bas est synonyme d’économie.

L’impact d’une simple réduction de 1L/100km est colossal et peut même absorber une forte hausse du prix à la pompe. Prenons un exemple concret : passer de 7L/100km à 6L/100km. Si le litre coûte 1,80€, votre coût initial est de 12,60€ pour 100 km (7 x 1,80). Si vous passez à 6L/100km, même si le prix du litre grimpe à 2,10€, votre coût aux 100 km reste identique (6 x 2,10 = 12,60€). Autrement dit, votre effort de conduite a complètement annulé une augmentation de 30 centimes par litre. Appliqué à une location de plusieurs jours, cette économie se chiffre en dizaines d’euros.

En voiture de location, où vous n’êtes pas toujours familier avec le véhicule, l’éco-conduite demande une petite période d’adaptation, mais les bénéfices financiers sont immédiats, que ce soit pour espacer les pleins durant votre séjour ou pour minimiser la quantité de carburant à remettre avant la restitution.

À retenir

  • La politique carburant est un centre de profit : l’option « plein-plein » avec plein fait soi-même reste la plus sûre et économique.
  • Documentez tout : une photo du ticket et de la jauge horodatée est votre meilleure défense contre des frais de service abusifs.
  • Anticipez le plein : évitez les stations d’aéroport (15-20% plus chères) et faites le plein à 5-10 km de l’agence, pas plus.

Comment éviter les frais de remise à niveau carburant abusifs chez le loueur ?

Malgré toutes vos précautions, un loueur vous facture des frais de carburant que vous jugez indus. La bataille n’est pas perdue, à condition d’agir vite et méthodiquement. Votre meilleur allié est le dossier de preuves que vous avez constitué. La première étape est de contacter immédiatement le service client du loueur, par email, en précisant votre numéro de contrat en objet. Exposez les faits calmement, en utilisant des termes comme « contestation de frais indus » et joignez vos preuves documentées : la photo du ticket de caisse, de la jauge et du kilométrage.

Il est également crucial de comprendre la politique de l’agence. Les loueurs premium comme Hertz ou Avis ont généralement une politique « plein-plein » standard, où les litiges sont plus rares si les preuves sont solides. En revanche, certains loueurs low-cost, notamment dans des destinations touristiques comme l’Espagne ou le Portugal, ont fait de la politique « plein-vide » avec taxe de service leur modèle par défaut. Avec ces derniers, la vigilance doit être maximale dès la réservation, car leur système est conçu pour générer ces revenus additionnels, comme le souligne une analyse des pratiques des différents types de loueurs.

Si le service client ne répond pas favorablement sous 15 jours, vous devez passer à l’étape supérieure : une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. C’est un acte juridique qui formalise votre demande et sert de base pour les étapes suivantes. En l’absence de résolution, vous pouvez effectuer un signalement sur la plateforme SignalConso de la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) et, si vous avez payé par carte bancaire, initier une procédure de « chargeback » (rétrofacturation) auprès de votre banque pour service non rendu ou facturation abusive.

En fin de compte, éviter ces frais repose sur une philosophie : ne plus être un locataire passif, mais un consommateur averti. En comprenant que la politique de carburant est un jeu économique, vous vous donnez les moyens de ne plus le subir, mais d’en maîtriser les règles.

Pour appliquer ces conseils dès votre prochaine location, l’étape suivante consiste à intégrer systématiquement le protocole de documentation et la recherche anticipée de station-service dans votre routine de voyage. C’est la garantie de ne plus jamais payer un seul euro de frais de carburant non justifié.

Rédigé par Sarah Benali, Juriste spécialisée en droit routier et contentieux des assurances. Experte en défense des consommateurs, gestion des litiges automobiles et recours contre les vices cachés.